Georges fait du lèche-vitrine

Installation éphémère dans la rue.

Un mannequin de bois, sans tête, sans identité précise, regarde une affiche. L’affiche est composées de plusieurs formes assez organiques qui semblent représenter une ou plusieurs figures, sans cela dit aucun effort de réalisme, mais plutôt comme si il s’agissait de petits dessins indépendants qui s’assembleraient et tenteraient de former un ensemble plus ou moins séduisant. Si l’on ne prend pas en compte les effets de feutres et la réalisation même du dessin mais juste ce qu’il en ressort visuellement, on est dans le domaine de la décoration pure. Sur le mannequin sont accrochés des morceaux de dessins (qui font tout pour ressembler à du tissu) avec des épingles rappelant les patrons de couturière. Je voulais que dans leur façon de tenir on puisse penser à des lambeaux de peau et qu’apparaisse ainsi le malaise qui se crée entre ce que l’on est et ce que l’on porte, identité/parure, peau/tissu.